
"Un immense acacia se dressait au milieu du hameau, ombrageant ses racines sur le sentier. Les portes des maisons vidées de leurs habitants étaient closes, et il n'y avait personne sur le chemin. Les roches volcaniques qui recouvreaient le sol étaient d'un brun lumineux et allaient se perdre, à la sortie du village, dans la campagne verte que baignait la lumière du soleil. Je sentais affluer en moi une sorte de bonheur sombre, en même temps qu'un désespoir à m'arracher les viscères." Shôhei Ooka, Les feux.
par Genji
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